Vin Baker - De champion olympique à manager chez Starbucks
« On doit compatir au malheur de trois types de personnes, du riche devenue pauvre, d’un homme d’honneur méprisé et d’un sage moqué par un ignorant »
Pensées et Maximes de Jean-Benjamin de Laborde
Si vous avez un jour la chance d’aller aux Etats-Unis, dans l’Etat de Rhode Island et que l’envie de vous rendre dans un Starbucks pour prendre un café se fait sentir, vous tomberez peut-être nez à nez avec une ancienne gloire de nba : Vin Baker.
Vin Baker est un ancien basketteur professionnel américain évoluant en NBA de 1993 à 2006. Il est né dans une famille moyenne américaine de son père James Baker mécanicien automobile et sa mère Jean Baker femme au foyer.
Il commence sa carrière amateur en 1989 dans l’école Old Saybrook High School situé dans le Connecticut aux Etats-Unis. Au court de la saison 1989 il est très vite repéré pour ses très bonnes performances. A tel point que lors de sa dernière saison à l’université en 1993, un journal dit de lui « C’est le joueur le plus dominant de la conférence depuis Reggie Lewis (ancienne star de nba) ». Il a ainsi terminé l’université avec un total de 2238 points, record incroyable encore d’actualité aujourd’hui.
En 1993, après sa carrière universitaire, il est sélectionné par l’équipe de Milwaukee signant ainsi son premier contrat professionnel avec un salaire annuel de 860 000$. En 1995 il obtient ce que tout joueur de nba rêve, participer aux all star games. Il restera dans cette équipe 4 ans, jusqu’en 1997, date à laquelle il rejoint l’équipe de Seattle.
Alors qu’il joue pour Seattle, il est sélectionné en 2000 avec équipe nationale pour jouer les Jeux Olympiques de Sydney en Australie. Les Etats-Unis grand favoris de la compétition remportent la médaille d’or face à la France. Il devient alors champion olympique et est au sommet de sa carrière.
Cependant, quelques temps après, il déclare avoir de gros problème avec l’alcool. En 2002 il quitte alors Seattle pour Boston mais ses performances régressent au fil du temps. Il n’était plus que l’ombre de lui même.
Il explique ainsi que sa dépendance à l’alcool a été lié à différents échecs financiers, ainsi que le stress et de l’argent qu’il pouvait dépenser sans compter dans toute chose futiles.
Jusqu’en 2006 il enchaine les clubs entre New-York, Houston et à Los Angeles ou il finira sa carrière. Durant ces 13 ans de carrière il aura eu près de 100 millions de dollars.
Malgré 100 millions de dollars, il est ruiné à la fin de sa carrière, si bien que deux ans après sa fin de carrière, il se fait saisir sa maison d’une valeur de 2,5 millions de dollars. Alors qu’il n’a plus d’argent, qu’il est au plus bas dans sa vie, l’ancien propriétaire de l’équipe de Seattle, patron de la chaine Starbucks lui propose un poste dans un de leur magasin.
N’ayant pas le choix que d’accepter, il se mit alors à travailler pour Starbucks. Conscient de cette opportunité il déclarera dans une interview : Dans cette entreprise, il existe des opportunités pour tous. J’ai une excellente situation ici chez Starbucks et les gens sont merveilleux.
Désormais libre de tout vice lié à l’alcool, il est devenu pasteur dans l’église de son père et il conseille les jeunes qui aspirent à être de futures stars sur tout ce qui concerne la finance, l’éducation et le développement personnel. Il déclare ceci : « J’ai 43 ans et j’ai 4 enfants. Je dois recoller les morceaux. Je dois prendre mon histoire et montrer qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. J’avais une grosse fortune et un talent que je n’ai plus. Je dois utiliser ma notoriété dans le bon sens. J’essaie simplement de dire aux gens : Ce que vous voyez, c’est juste un type qui essaie de rebondir. »
Quand on lui demande qu’est-ce qu’on peut lui souhaiter, il répond très naturellement : « De trouver la force de me lever et de bien manager le Starbucks où je suis et de pouvoir donner suffisamment pour ma famille. C’est surement plus héroïque que de sauter d’un immeuble et mettre fin à ses jours quand la spirale négative s’empare de toi. »
Nous devons retenir quelque chose de Vin Baker, c’est que l’argent n’est pas acquis. Qu’un jour, il peut être sur un compte et que le lendemain sans que l’on ais conscience de ce qu’on fait, n’est plus là. Mais surtout que lorsqu’un homme se sent seul et livré à lui même, il ne peut faire de bons choix, qu’il soit millionnaire ou non, nous restons de simple êtres humains.